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Moyens de paiement

Les moyens de paiement en ligne



 

Pour le cyberacheteur, la phase de paiement est, du point de vue psychologique, un moment fort.

 
Pour le cyberacheteur, la phase de paiement est, du point de vue psychologique, un moment fort. Car, après avoir choisi un fournisseur puis un produit – ou un produit puis un fournisseur, l’internaute fait face aux différents outils proposés pour le paiement de sa commande. Il doit alors encore effectuer un choix, entre sécurité, rapidité, simplicité et confort (doisje ouvrir un compte ?), auxquels s’en ajoutent d’autres (en fonction du prix, quel mode de livraison retenir ?). Pourtant, à bien y regarder, ce n’est pas le moyen de paiement qui l’amène à abandonner une commande, comme le démontre l’étude Fevad - Médiamétrie//NetRatings. Au contraire, bien d’autres facteurs entrent en jeu : coût et délai de la livraison, problème technique, demande de création de compte client trop intrusive et longue, etc. Passage en revue du point de vue de leurs cyberutilisateurs…

 

La Carte Bleue pour… tous

 

Prisée par 85% des cyberacheteurs – dont un quart ne recourt à aucun autre mode de paiement, ses utilisateurs affectionnent sa rapidité, sa praticité, sa sécurité et, pour la majorité, y recourt par habitude, d’autant que plus d’un quart n’a pas vraiment eu le choix ! En termes de niveau de satisfaction après achat, elle remporte la palme sur tous ses autres concurrents, en particulier pour sa facilité d’utilisation. La Carte Bleue virtuelle, quant à elle, compte 10% de « possesseurs », avec un indice de satisfaction légèrement inférieur à celui de la CB classique.

 

Le portefeuille en ligne de type Paypal pour les innovateurs 

Il est particulièrement apprécié des jeunes et des internautes aguerris. Outre la sécurité et la simplicité d’emploi – en particulier la possibilité de souscrire en quelques clics, ses utilisateurs (32% des cyberacheteurs) apprécient sa facilité d’emploi pour un paiement à l’étranger. Le micro-paiement constitue également une motivation forte. Seul le niveau de satisfaction lié au coût du service est en-deçà de celui de la CB online ou offline.

 

Le chèque et le paiement à la livraison pour les réfractaires

 

22% des internautes utilisent encore le chèque, comme unique moyen ou bien en alternance avec d’autres. Il faut dire que la plupart le fait soit par habitude, soit parce qu’ils n’avaient d’autre choix. Le montant de l’achat, lorsqu’il est élevé, joue aussi en faveur du chèque, plus rassurant. L’indice de satisfaction est néanmoins faible en regard des moyens concurrents, sur tous les points (facilité d’utilisation, rapidité du paiement, informations sur son déroulement…). Quant au paiement à la livraison, 10% continuent à le pratiquer. Pour eux, la voie à suivre est certainement de leur donner de bonnes habitudes, par des offres packagées liées aux micropaiements, à l’instar d’Internet+ qui séduit les seniors, rassurés de voir les montants prélevés directement sur la facture mensuelle de leur FAI.

 

 

La carte de paiement privative pour les captifs

 

En effet, ses cyberutilisateurs (13% du total) sont captifs car ils possèdent un compte sur le site associé à ce service de paiement. Souvent, il s’agit d’une carte maison comprenant éventuellement des possibilités de crédit et des avantages promotionnels. A ce titre, 40% affirment profiter des réductions cumulables tout au long de l’année dans les magasins correspondants… Ce qui ne suffit pas à contrecarrer tout à fait son coût, selon leur point de vue.

 

Le paiement différé ou à crédit pour les surconsommateurs

Offrir la possibilité de payer en plusieurs fois, ou plus tard, permet d’augmenter notablement le montant du panier moyen. Voire de le doubler. Tout en glanant les consommateurs qui ne disposent pas de suffisamment de trésorerie personnelle ou de carte de crédit. Ceux-là même qui, il y a peu encore, se tournaient vers les distributeurs mortar, qui avaient alors l’apanage de ce type de paiement. La réactivité des services online d’attribution des crédits constitue un atout certain, car le consommateur est le plus souvent immédiatement informé de l’acceptation ou non de son dossier, en droite ligne avec les attentes de cette catégorie d’acheteurs.

 

Le casse-tête de la présentation des moyens de paiement

 

Face à une telle panoplie – et nous n’avons pas mentionné les « outsiders », comme les chèquescadeau, le virement ou le prélèvement bancaire, le paiement sur mobile… – l’internaute voit son achat complexifié. C’est pourquoi il est crucial de la lui présenter clairement, par exemple sous la forme d’un pop-up qui lui évite de « sortir » de sa commande en cours, celle-ci restant visible en toile de fond. Pour ne rien faciliter,les habitudes de paiement sur le net varient d’un pays à l’autre, y compris au sein de l’Europe. Ainsi, en Italie, le prépaiement est roi. En Hollande, les cyberacheteurs préfèrent être redirigés vers le site de leur propre banque au moment du paiement, tandis qu’en Allemagne, le prélèvement en ligne et le virement bancaire sont de mise. Il ne suffit donc pas de traduire un site marchand en plusieurs langues ; il convient de faire appel aux acteurs financiers et logistiques locaux pour que l’offre de paiement soit en adéquation avec les comportements de chaque cible. Ce qui passe par un benchmarking des meilleurs sites du pays visé et par une étude de satisfaction online auprès des cyberclients internationaux, centrée sur les moyens de paiement proposés

  


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